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Of dykes and steam boat dykes (a propos des goudous et des goudous à vapeur)

7 août 2010
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Il était une fois, un petit théâtre sur la 4eme rue sur l’ile de Manhatan. Un petit théâtre qui s’appelait, qui s’appelait…

Le WOW Cafe

WOW comme « Women One World« .

Lancé dans les années 80 pour donner libre court à l’humour de secrétaires killeuses de bucherons a la tronçonneuse qui sévissait dans la communauté lesbiennes du Lower East Side, une troupe légendaire y a sévit longtemps, dont quelques membres ont fini sur Broadway : les…

Five Lesbian Brothers

Les cinq frères lesbiens.

Elles sont folles, elles sont drôles, elles sont intelligentes… Mais quel rapport avec les bateaux à vapeurs ?

Ah oui. Aujourd’hui, les fréres lesbiens et leurs amies ont la cinquantaine, et le WOW cafe vient d’avoir trente ans. Pour fêter ça, sept d’entre elles ont décidé de rejouer la piéce intitulée

Of men and steam boat men

qui n’est pas une pièce des frères lesbiens, d’ailleurs, même si deux des frères jouent dedans. Une pièce étrange, et qui avait fait un bide total à l’époque, parce qu’il y avait ni « dyke » ni « woman » dans le titre, rien !

Des hommes et des hommes de pont

Entièrement joué par des femmes. Lyrique, authentique, comme si vous passiez trois semaines sur un bateau a vapeur au rythme de la roue à aubes… Vous glissez dans la moiteur du fleuve, quelques vagues intrigues et des plaisanteries grasses en cuisines, le Maitre de pont qui tance les moussaillons, le couple de vieux et riches anglais, tout y est, sauf les hommes.

Pourquoi je vous parle de ça ?

Ah oui, parce que la deuxieme fille en partant de la droite, c’est… LA RIRETTE ! et donc il a bien fallu qu’elle s’y recolle, qu’elle rejoue ses trois phrases choc qu’elle marmonait dans le temps, quand elle était jeune, et ses morceaux de blues du Mississipi sur sa guitare folk. Sa premiere réplique sonne un peu comme

Il va falloir racheter de la salade, et des pommes de terre.

Revoila les mêmes, donc, 30 ans plus tard… la même obscure pièce de théâtre, moins les costumes, juste pour le plaisir de rassembler la troupe. Les lesbiennes sont impitoyables.

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Rock and Roll summer camp for Girls

30 juillet 2010
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Northampton, premiere ville lesbienne, suite.

ça y est, elles l’ont fait. Elles ont passé deux semaines dans des yourtes au beau milieu du Massachussets a changer du Gospel, a reviser leur solfege avec une star des Honey succkle truc, à jouer de la batterie et torturer des guitares de collection dans un hanger perdu, a improviser des morceaux avec Erin Mac Machin que tout le monde connait sauf moi mais qui est une lesbienne tres sympa avec des tatouages plein les bras.

Elles apprennent a devenir des artistes et des stars, peut etre un jour.

Parce qu’elles le valent bien, comme on se tue a leur repeter tout le temps.

La premiere fournée avait entre 9 et 12 ans.

La deuxieme entre 13 et 16.

Sarah : I’m gone, I’m gone, I can’t feel a thing..

Nathalia, 14 ans, avec des lunettes

Glory, I want the Glory !

Le dernier jour, concert public.

Zoe, à gauche sur la photo, chante « Jenny », un morceau langoureux au sujet d’une cruelle séparation avec un océan entre deux filles.

Jenny, please, take me home !

Ce jour-là elle portait un Tshirt vert sur lequel était marqué en grosses lettres :

I KILLED JENNY SCHECTER

Comprenne qui peut.

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Hot time, summer in the city

26 juillet 2010
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Harlem etouffe, ils ont ouvert des « cooling centers » pour que les vieux, les malades et les pauvres (c’est la même chose) qui n’ont pas de quoi se payer la clim puissent passer l’apres midi a jouer au bridge au frais en buvant des boissons glacées.

Femme au foyer sans foyer, je sors le chien.

La premiere fois ils m’ont choppé parce qu’il se promenait sans laisse. Interdit.

La deuxieme fois parce qu’il n’avait pas de « badge » a son cou, et donc pas de « licence ». C’est mal.

l n’y a visiblement rien d’aussi dangereux dans ce quartier que cette femme blanche qui promene son chien (qui n’est pas le pitbull de la photo, non).

Et pour moi, rien de plus dangereux que de promener le chien a Harlem. Je suis convoquée au tribunal criminel…

C’est la Rirette qui s’y colle. Elle est la seule femme et la seule blanche dans les couloirs du tribunal. C’est tellement incongru qu’un officier chargé de gérer la file d’attente lui demande ce qui a bien pu l’amener ici. Elle est venue avec une photo de notre gentil toutou, pour amadouer le tribunal.

Ils s’en foutent. Ils veulent moi. Elle leur dit que je suis plus la, et paie 25 dollars.

The END.

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MFSL

24 juillet 2010
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Mais comment j’ai pu être assez naïve pour croire qu’une fille comme Moi pouvait s’octroyer le droit d’ « immigrer » par la seule force de son amour pour une fille comme Elle ?

A vrai dire je ne l’ai pas vraiment cru. Je me suis propulsée de l’autre coté de l’Atlantique avec toute la force du déni, avec chien, vélo, lâché de boulot and what not…

j’ai juste plongée tête baissée, sure que ma bonne étoile de citoyenne occidentale ouvrirait l’océan devant moi pour me laisser passer à sec…
Le monde est mon huitre et je suis une perle !
C’est bien connu. Elle me le dit tout le temps en anglais et j’adore ça.
Mais PAF, il y a pas d’eau dans la piscine !
Pas de droits pour les filles comme elle et moi.
La Dame de l’immigration était assez abrupte. Après m’avoir remise sèchement aux mains d’un subalterne chargé de me conduire dans une salle obscure pour interrogatoire, elle a refusé de répondre à ma femme, qui me cherchait partout pendant une demi heure, de l’autre coté de la frontière où on avait quelques droits… notamment celui de vivre ensemble pendant les sept années qui ont précédé.
Nous n’avons pas le droit de fournir des informations sur les personnes qui sont hors du territoire américain, je ne peux rien vous dire!
Elle, c’était Bad Cop. Le Monsieur de l’immigration, lui, celui qui m’a interrogé pendant une demi-heure, c’était « Good Cop ». Toutes les 10 mn il faisait semblant que tout était ok, juste la routine, que j’allais être libérée dans la seconde, dés qu’il aurait fini de taper le roman de ma vie dans son ordi… et puis Hop ! c’est reparti pour un tour de questions pièges : pourquoi vous êtes là, chez qui vous habitez, qu’est-ce qu’elle fait, où vous vivez, vous faites quoi, pourquoi, avec qui, combien de fois, comment ça tous les mois vous allez, vous venez, pourquoi faire et comment ça ?
Et puis la petite leçon :
Vous n’avez pas le droit de rester plus longtemps sur le territoire américain que chez vous. La prochaine fois, restez chez vous, allez en Afrique, en France, ou vous voulez, mais ne passez pas votre temps ici.
m’a-t-il dit… avec un accent asiatique a couper au couteau.
Depuis je rumine ma rage et mon humiliation dans notre étuve sous les toits. Je suis passée cette fois, j’ai le droit de rester encore deux mois. Après… c’est retour a la case départ, à la maison qui n’existe plus, avec interdiction de revenir sans avoir une « bonne » raison. Une grande muraille hostile barre mon horizon, mon imagination, et me fait pleurer tous les jours. Elle s’est installée sur la date du 17 septembre.
Je suis punie. Ma Faute, je Suis une Lesbienne. MFSL.
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No, She Cannes Not !

22 mai 2010
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Ouf ! Zero femme réalisatrice cette année à la Sélection Officielle. On l’a échappé belle. L’année dernière, elles  étaient un dixième, et jusqu’à 6% dans Un Certain Regard. On a même eu une présidentE de jury! Là, on a vraiment eu peur…

Dix ans que les membres de La Barbe sont aux abois.

Le premier demi-siècle du Festival de Cannes s’était déroulé sans heurt, avec des sélections officielles respectant le juste équilibre des sexes : 31 prétendues réalisatrices contre 1 308  vrais réalisateurs, soit une proportion satisfaisante de 97,7% des nôtres. Mais depuis l’an 2000, nous étions saisi(e)s des plus vives inquiétudes : 15 poules parmi les 212 sélectionnés – réduisant à 93% notre contingent créateur ! Quelle mouche a piqué le comité ? She, elle, ella, Sie, lei, ela, Oha… NO PASARAN  !

Bon. Egarement passager est à moitié pardonné. L’heure est à la reprise en main. Bravo Gilles (Jacob), bravo Pierre (Viot), Bravo Thierry (Frémaux) ! Cette année, vous y avez remis bon ordre. Perméabilité zéro, c’est ça qu’il nous faut. N’engageons pas les poules à contre-emploi : hôtesses, starlettes, secrétaires, fan clubs, voire même scripte, maquilleuse, costumière… nous avons des kyrielles de rôles à leur proposer et elles trouveront toujours à placer leurs talons hauts. L’art de la réalisation, c’est au noeud papillon qu’il incombe.

Confectionner le rêve n’empêche pas d’avoir les pieds sur terre. Nous déclarons que pour la nuit des temps, dans les salles obscures, l’Internationale de la virilité commandera aux infinis sidéraux du star système. Les hommes du cinéma savent se donner la main, et ça fait bien une ronde, une ronde autour du monde…  the show will go on !

La Barbe

Année Total Nombre F % F Nombre H % H Pdtes du jury
2010 19 0 0 19 100
2009 20 2 10 18 90 Jane Campion, Isabel Coixet Isabelle Huppert
2008 22 1 4,5 21 95,45 Lucretia Martel
2007 22 2 9,1 20 90,91 Naomi Kawase, Catherine Breillat
2006 20 2 10 18 90 Sophia Coppola, Nicole Garcia
2005 21 0 0 21 100
2004 19 2 11 17 89,47 Agnès Jaoui, Lucretia Martel
2003 20 2 10 18 90 Samira Makhmalbaf, Naomi Kawase
2002 22 1 4,5 21 95,45 Nicole Garcia
2001 23 1 4,3 22 95,65 Catherine Consini Liv Ullmann
2000 23 2 8,7 21 91,3 Liv Ullman, Samira Makhmalbaf
1999 22 0 0 22 100
1998 22 0 0 22 100
1997 20 1 5 19 95 Samantha Lang Isabelle Adjani
1996 22 0 0 22 100
1995 24 1 4,2 23 95,83 Marion Hansel Jeanne Moreau
1994 23 0 0 23 100
1993 23 3 13 20 86,96 Jane Campion, Laurie Mc Innes, Elaine Proctor
1992 21 1 4,8 20 95,24 Alison Mc Lean
1991 19 0 0 19 100
1990 18 0 0 18 100
1989 22 2 9,1 20 90,91 Claire Devers, Jane Campion
1988 21 2 9,5 19 90,48 Margarethe Von Trotta, Claire Denis
1987 20 1 5 19 95 Diane Kurys
1986 20 1 5 19 95 Margarethe Von Trotta
1985 20 0 0 20 100
1984 19 2 11 17 89,47 Lana Gogoberidze, Marta Meszaros
1983 22 0 0 22 100
1982 22 0 0 22 100
1981 22 0 0 22 100
1980 23 0 0 23 100
1979 21 1 4,8 20 95,24 Anja Breien Françoise Sagan
1978 23 1 4,3 22 95,65 Ariane Mnouchkine
1977 23 1 4,3 22 95,65 Marguerite Duras
1976 20 0 0 20 100
1975 22 1 4,5 21 95,45 Liliane de Kermadec Jeanne Moreau
1974 26 1 3,8 25 96,15 Liliana Cavani
1973 24 1 4,2 23 95,83 Lina Wertmuller Ingrid Bergman
1972 25 1 4 24 96 Lina Wertmuller
1971 25 0 0 25 100 Michèle Morgan
1970 25 1 4 24 96 Vera Chytilova
1969 26 0 0 26 100
1968 28 0 0 28 100
1967 24 1 4,2 23 95,83 Nadine Trintignant
1966 25 1 4 24 96 Dovlatiane Frounze Sophia Loren
1965 26 1 3,8 25 96,15 Mae Ztterling Olivia de Havilland
1964 25 0 0 25 100
1963 26 0 0 26 100
1962 35 1 2,9 34 97,14 Agnès Varda
1961 31 0 0 31 100
1960 29 0 0 29 100
1959 30 1 3,3 29 96,67 Margot Benacerraf
1958 26 0 0 26 100
1957 31 0 0 31 100
1956 39 0 0 39 100
1955 33 0 0 33 100
1954 43 1 2,3 42 97,67 Carmen Toscano de Moreno
1953 35 0 0 35 100
1952 35 0 0 35 100
1951 36 0 0 36 100
1949 29 0 0 29 100
1947 24 1 4,2 23 95,83 Nicole Vedres
1946 44 1 2,3 43 97,73 Barbara Virginia
1551 45 2,9 1506 97,1 10 sur 63 = 15,87%
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Rachel Maddow et les Tea baggers

16 mai 2010
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Rachel Maddow : lesbienne, out, drôle, intelligente, 1 millions de spectateurs… Depuis que la chaine cablée MSNBC lui a donné la place de s’exprimer (visiblement en toute liberté), elle fait presqu’aussi fort que Fox News -- la chaine des T baggers.

ooops,

T baggers : surnom que ce sont donnés (eux-même) les militants de droite / extreme droite qui participent aux « Tea parties », rassemblements populistes anti obama anti etats, pro capital mais contre le renflouement des banques, va comprendre.

Pour saisir toute la finesse de leur humour, rien de tel que de regarder Rachel se foutre de leur gueule, comme elle aime à le faire :

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Rachel, Maddow Rachel !

16 mai 2010
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Ca rappelle un peu la rentrée  des classes dans Harry Potter.

Ca se passe dans une des cinq universités les plus cotées des US, une des « IV league » : Smith College, la fac de North Hampton, la ville au plus gros pourcentage de lesbiennes au monde… Vous vous rappelez ?

Mais pourquoi elles crient ? Parce qu’ELLES, elles ne vont pas, comme moi -- et comme vous, rater l’évènement du mois : le discours de rentrée pour ce printemps 2010 par….. RACHEL MADDOW ! En direct, en chair et en os, l’idole de toutes les lesbiennes qui se respectent dans ce pays, et de beaucoup, beaucoup d’autres gens !

hiiiiiiiiiii ! je vous raconte tout demain.

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Versailles, comme si vous y étiez !

28 avril 2010
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Ahhhh ! Versailles ! C’est si beau !

Ce film-là était particulèrement facile à monter. Nos chers députés ont un sens aigu de la dramaturgie.

En passant, ne ratez pas l’expo de La Barbe à la Queer Week de Science Po cette semaine !

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Le Nouvel Observateur ? La Barbe !

27 avril 2010
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zzzzzoup ! j’atterris enfin. C’était bien loin, East Harlem, vu de la Mauritanie.

Pour une remise en bouche, rien de tel qu’un petit film de la Barbe, allez ! Celui d’aujourd’hui est pas mal, mais celui de demain est encore meilleur. Ne le ratez pas !

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Et hop ! Le dernier film de La Barbe !

22 décembre 2009
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Monté à New York avec des images filmées à Paris. C’est beau la globalisation.

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